Archives de juin 19th, 2008
“Football is a simple game: 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win”

Allemagne – Portugal 3-2 (2-1)
La célébrissime phrase de Gary Lineker, ancien joueur anglais, prononcée après la défaite de l’Angleterre en demi-finale du Mondial 1990 face à l’Allemagne, s’est encore vérifiée ce soir. L’Allemagne a battu le Portugal 3-2. Les hommes de Joachim Löw, pourtant loin d’être convaincants au premier tour, ont fait montre d’une maîtrise impressionnante pour battre des Lusitaniens qui ont, quant à eux, balbutié leur football. Le mérite en revient en grande partie aux Allemands qui ont pris leurs adversaires à la gorge dès le début du match pour ne plus les lâcher par la suite.
Le score est serré, mais il ne reflète pas la différence entre les deux équipes. Cette rencontre a été celle d’un collectif exemplaire face à quelques individualités esseulées. A l’image du but (trop) tardif de Helder Postiga sur un superbe centre de Nani, un trop rare éclair de génie dans le jeu portugais. La rigueur et le réalisme de Schweinsteiger (brillant), Ballack, Podolski (tous deux très bons comme à leur habitude) ou encore Klose ont vaincu la fantaisie, malheureusement stérile de Deco et les siens.
On n’ira pas jusqu’à dire que cette montée en puissance allemande est surprenante. L’équipe qui détient le record de victoires à l’Euro (3 victoires: 1972, 1980, 1996) est coutumière du fait. Elle commence rarement en fanfare mais est souvent encore là à la fin. Ce qu’on a vu ce soir montre peut-être pourquoi le palmarès de la Selecção est vierge quand celui de la Mannschaft est riche de six titres majeurs.
Ce genre de scénario rappelle d’ailleurs vaguement celui de l’Italie qui vient de se sortir péniblement du traquenard du groupe de la mort et qui pourrait bien décider de se réveiller au bon moment. L’armada espagnole, impressionnante au premier tour, à l’instar de Ronaldo et Cie, est prévenue.
Espérons que les Portugais de Neuchâtel (notamment) continuerons de fêter cette manifestation extraordinaire qu’est l’Euro, tout comme les Suisses de Bâle et d’ailleurs le font aussi. Pour que notre pays continue à vibrer au rythme des exploits de stars du ballon rond, quelle que soit la couleur de leur maillot.
Trezeguet n’était pas à l’Euro… ;-)
Daniel Balavoine est éternel !