Archives de juin 27th, 2008
Un récital

Espagne – Russie 3-0 (0-0)
L’Espagne. Elle est de retour. Elle a vaincu la double malédiction des quarts de finale et des Italiens. L’Espagne est libérée. L’Espagne a atomisé la Russie. C’est une incroyable armada offensive qui a déferlé sur l’équipe russe depuis la blessure de David Villa. C’est d’ailleurs le tournant du match. Le stratège Cesc Fabregas entre alors en scène. Il sert magnifiquement David Güiza (entré pour un Fernando Torres décevant) sur la deuxième réussite (73e) et il reçoit une passe magistrale d’Andres Iniesta (qui s’est déjà fait l’auteur d’un assist sur le premier but signé Xavi à la 50e minute) avant d’offrir le coup de grâce à David Silva (82e).
Mais la Russie, où était-elle ? A part quelques escarmouches de Roman Pavlyuchenko en début de partie, rien. Le néant. A commencer par Andreï Arshavin,complètement amorphe et parfaitement muselé par la défense espagnole, notamment l’excellent Sergio Ramos. Et quand la machine Arshavin est grippée, c’est toute la Sbornaja qui tousse. Les hommes de Guus Hiddink étaient à des années-lumière de ce qu’ils ont montré contre les Pays-Bas en quarts de finale. Et contre cette Espagne-là, cela ne pardonne pas.
L’Allemagne n’a qu’à bien se tenir. Si elle entend jouer un rôle dimanche, la Mannschaft devra montrer un autre visage que celui, absolument misérable, qu’elle a proposé contre la Turquie. Car la Furia Roja a plus que 12 joueurs valides et ne se fera pas prier pour exploiter les largesses défensives allemandes et la vitesse de réaction digne d’un troupeau d’escargot du pré-retraité Jens Lehmann. Bon, n’oublions pas l’argument massue signé Gary Lineker que l’émission “le club de l’Euro” nous rabâche quinze fois par soir depuis la victoire des hommes de Joachim Löw contre le Portugal. Mais c’est bien tout ce qu’on peut leur laisser. Avantage Espagne.