Archives de juin 2009
Hewitt fights his way to the 1/4 et Stan… Rhaaa, toujours pas ! Mais si près…

Lleyton Hewitt (AUS) defeated Radek Stepanek (CZE/23) 4-6 2-6 6-1 6-2 6-2
Even though Lleyton Hewitt is currently 56th in the world (that will have changed a lot by December, that’s for sure) and his Grand Slam titles are way back in time, there’s one thing you’ll never be able to take from him: his fighting spirit. “Yeah, obviously, mate !” will be his answer if you ask him the question.
So his famous fighting spirit opened Hewitt’s way to the final eight today against Radek Stepanek (23rd seed) from Czech Republic. After his shy (not to say shaky) start (and Stepanek quick start with bold attacks and good serves), he found himself two sets down. When the Australian asked for the trainer at 4-6 2-5, only the “Fanatics” from Down Under still believed in their star’s chances.
However, after this medical time out, the former number one got his best tennis back and improved his serve percentage to lead 4-0 before a brief rain delay. Afterwards, Hewitt continued playing well, jumping on every occasion, to win the match in five sets (he came back from two sets to love for the 6th time of his career) against a Stepanek paying for his two previous five-setters and suffering from a knee injury.
For the first time since 2006, Lleyton Hewitt is back in 1/4 in a Grand Slam. And he can also thank his Aussie supporters for that, as he did at the end of the match by giving them towels and wristbands and telling the BBC journalist that they deserved to be offered a few beers. So “cheers, mate !” as Lleyton said at the end of the interview. See you on Wednesday for a classic match between Lleyton Hewitt and Andy Roddick !


Andy Murray (GBR/3) bat Stanislas Wawrinka (SUI/19) 2-6 6-3 6-3 5-7 6-3
Le public du Centre Court de Wimbledon se souviendront de ce 29 juin 2009 ! Tout d’abord pour la première fermeture du fameux toit (même s’il avait déjà été fermé samedi en toute fin de journée) pendant le match Safina-Mauresmo, toit qui a permis à Murray et Wawrinka de terminer leur match au bout de la nuit sous une lumière artificielle. Car c’était surtout cela qui valait le déplacement en ce septième jour du tournoi. Qui aurait pensé que le Vaudois allait pousser l’Ecossais dans ses derniers retranchements ? Sûrement pas les nombreux sujets de Sa Très Gracieuse Majesté présents dans la majestueuse enceinte. Et il faut bien dire que du côté helvétique on n’y croyait que moyennement après la performance en demi-teinte de Stan face au modeste Jesse Levine, 133e mondial de son état.
D’emblée, le citoyen de Saint-Barthélémy enflammait le match, notamment avec son somptueux revers qui fut sa meilleure arme presque quatre heures durant, pour empocher facilement le premier set à la surprise générale face à un Murray “à côté de ses pompes”. La stupeur passée le numéro 3 mondial retrouvait peu à peu son jeu de défense extraordinaire (avec notamment un coup droit croisé, que ce soit en passing, en retour ou en attaque de fond de court, tout simplement inarrêtable) et ne commettait presque plus de fautes, au contraire de Wawrinka qui en commettait de plus en plus et servait de moins en moins bien.
C’est à ce moment que débute le festival de balles de break manquées (4 sur 14 réussies au final). Murray gagne tous les points importants et se détache deux manches à une. On se dit alors que, comme d’habitude, ce match sera celui des occasions manquées pour le Suisse. Mais au moment où on n’y croit plus, Wawrinka convertit enfin une balle de break à 5-5 dans le quatrième set pour emmener son adversaire dans un cinquième set dantesque, final ô combien mérité pour un match de toute beauté.
Et même si c’est Murray qui l’emporte au forceps, au grand soulagement de toute la Grande Bretagne, on ne peut pas reprocher grand chose à Stan (contrairement à ses autres défaites en Grand Chelem, notamment contre Gonzalez à Paris en 2008, contre Safin à Wimbledon la même année ou encore contre Chela à New York en 2007) qui a été courageux jusqu’au bout, ne lâchant jamais son os. Andy Murray a su remporter les points les plus importants et ainsi justifier son statut de numéro 3 mondial et prétendant au titre sur le gazon londonien. Le prochain adversaire au menu du Britannique sera l’autre revenant (avec Hewitt et Haas), l’Espagnol et ancien numéro 1 mondial Juan Carlos Ferrero.
At top ten level
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Lleyton Hewitt (AUS) defeated Juan Martin Del Potro (ARG/5) 6-3 7-5 7-5
Lleyton Hewitt was back at his level of 2001 and 2002, when he was dominating tennis and won the US Open (2001), Wimbledon (2002) and two Masters Cups. And he needed that to create the biggest upset of the tournament so far, beating fifth seed Juan Martin Del Potro. When he plays like that, the Aussie is worth much better than his current ATP ranking (56th). The 28-year-old Hewitt moved on the grass and yelled his famous “come on !” as if he were 20 again to give Del Potro a lesson of how to play on this surface.

See for yourself: 14 aces (against 10 for Del Potro), 43 winners (against 35), 14 unforced errors (against 24), 82% of net points won (against 65%), 44% of break points converted (against 13%, only one during the whole match for Del Potro). Hewitt crushed his opponent in all domains. Simply impressive. This is the difference between a champion with 6 titles and a huge experience on grass ( Wimbledon 2002, Queen’s Club 2000, 2001, 2002, 2006), ’sHertogenbosch 2001. Considering the grass season lasts four weeks, this is a lot) and a newbie (even though the newbie in question happens to be number 5 in the world) who never went further than second round in Wimbledon. Let us also mention that Juan Martin Del Potro was a big fan of Lleyton Hewitt growing up.

The Australian played his best match of the year (maybe with his two defeats against Roddick in Memphis and at Queen’s Club), displaying all his grass court player skills whereas the Argentine was clearly not at ease with his footwork and seemed lost on the court after losing the two first sets. He then made more mistakes, especially on important points, which helped his opponent (who was a bit struggling, in particular with his serve) reach his first win over a top ten player since 2005 and his victory over Andy Roddick in Melbourne thus interrupting a series of 12 straight losses. The former number 1 choked when he served for the match at 5-4 in the third set but he eventually closed the deal two games later on his second match point (with a double fault on his first, which shows his confidence needs this type of victories that have been lacking recently). This is the main difference with his other big performances this year. He was strong enough to close it out.

One question remains: was it only a one match thing, Lleyton Hewitt playing the match of his season, or will he be playing at the same level for the rest of the tournament ? Part of the answer on Saturday against the German Philipp Petzschner (ATP 55).

Le plus grand




Roger Federer a rejoint Pete Sampras et Andre Agassi dans la légende du tennis en égalant l’incroyable record de 14 titres du Grand Chelem de “Pistol Pete” et en gagnant les 4 Majors sur 4 surfaces différentes (disons 3 et demi pour les différents hardcourts australien et américain) comme l’avait fait le “Kid de Las Vegas”. Que dire de plus ? C’est le plus grand.
Imaginez que début juillet, après Wimbledon, le Bâlois pourrait avoir ajouté une 15e couronne à son palmarès gargantuesque et avoir récupéré son trône de n°1 mondial par la grâce d’un éventuel forfait de Nadal. Et ce alors que Federer était décrié de toutes parts (et par votre serviteur le premier) pour ces résultats décevants et son refus d’engager un coach. Qui se souvient de cela aujourd’hui ? Finalement, le maître aura encore rabattu le caquet de tout le monde en sortant une grande performance au moment opportun. Comme en 2007 quand il avait viré Tony Roche (encore une histoire de coach) et perdu contre Filippo Volandri à Rome. Ses résultats lui donnent toujours raison un jour ou l’autre, même si on a le droit de penser qu’il a tort dans certains domaines.
L’Histoire avait en tout cas décidé que Federer gagnerait Roland Garros en écartant très vite Djokovic et Nadal de sa route. Si ce tournoi n’en était qu’un parmi d’autres il est presque certain que tout le monde aurait très vite oublié la façon qu’a eue le Suisse d’évoluer en dents de scie et cette finale au cours de laquelle son adversaire n’a pas existé. Mais là c’était Roland Garros, le seul tournoi majeur qui manquait à notre icône nationale, et qui plus est le 14e… Les larmes du héros à l’heure de l’hymne national (véritable coup de grâce émotionnel) resteront donc dans toutes les mémoires.
Certains peuvent s’enorgueillir d’avoir connu les duels Borg-McEnroe ou Sampras-Agassi. Les Français sont intarissables sur la victoire de Yannick Noah à Roland Garros en 1983 (plus par le désert qui a suivi que pour la portée de l’exploit d’ailleurs). Aujourd’hui nous sommes incroyablement chanceux d’avoir le privilège de voir évoluer ce champion suisse dont la nationalité n’a d’ailleurs que peu d’importance (même si on aime aussi se gargariser, faut pas croire !) par rapport à son immense talent qui fait de lui le plus grand tennisman de tous les temps.
Et en plus il est sympa ! Et d’une sensibilité incroyable. On aurait presque cru que c’était son premier grand titre quand il a soulevé la Coupe des Mousquetaires. Même au sortir de sa demi-finale contre l’Argentin Del Potro on voyait presque la larme perler quand il parlait de la tristesse de son adversaire du jour. Cette facette de sa personnalité contribue à en faire un champion d’exception apprécié de tous.
BRAVO ROGER !