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Mais qui peut battre Rafa à Roland Garros ?




Le n°1 mondial et maître absolu de la terre battue n’a jamais été battu Porte d’Auteuil où il est quadruple tenant du titre. Alors, un cinquième titre d’affilée sans coup férir (comme d’habitude, serait-on tenté de dire) ? Ses rivaux vont tout faire pour que ce ne soit pas le cas. Tour d’horizon des principaux papables et de quelques outsiders pour la succession du roi.
Pourquoi ils vont battre Rafael Nadal:
Andy Murray (ATP 4) -> Parce que malgré sa place de n°4 mondial, il mériterait plutôt d’être n°2 au vu de ses résultats sur les derniers mois. Il est donc celui qui est le plus proche de Nadal. Parce qu’il n’a pas les problèmes qu’a Federer face au Majorquin: il est à l’aise sur terre battue (d’accord, Federer l’est aussi, même si c’est sa moins bonne surface), il n’a aucun problème psychologique au moment d’aborder le cas Nadal (il est mené 6-2 dans les confrontations directes, mais il a remporté deux des quatre derniers face-à-face) et son revers est probablement son meilleur coup. Par conséquent l’Ecossais n’a pas d’ennui dans la diagonale coup droit-revers, contrairement à Federer. En parlant de coups, Murray est probablement le joueur le plus complet actuellement. Il frappe fort des deux côtés, se déplace très bien, varie extrêmement bien ses coups, peut attaquer et défendre avec le même bonheur. Voilà pourquoi Andy Murray sera l’adversaire numéro un du gaucher de Manacor à Paris.
Fernando Verdasco (ATP 7) -> Parce que même s’il n’a jamais battu Nadal, il sait qu’il peut le battre depuis leur affrontement de légende en demi-finale à Melbourne. Verdasco est un tout autre joueur que celui qui avait pris une fessée en 1/8 de Roland Garros en 2008. Depuis il est devenu un héros en Espagne en offrant à son pays le dernier point de la victoire en Coupe Davis, s’est entraîné avec Gil Reyes, ancien préparateur physique d’Andre Agassi, pendant la pause hivernale, a flambé en Australie et a même pu bénéficier des conseils avisés de Darren Cahill à Indian Wells. De plus, le Madrilène n’a pas grand chose à envier à Nadal sur le plan du jeu. Il est gaucher lui aussi, son coup droit est terrible, il est extrêmement puissant et endurant. Un seul petit point noir, son revers, qui manque un peu de profondeur par moments. Mais un duel face à son compatriote sur la brique pilée ne lui fait pas peur pour autant.
Novak Djokovic (ATP 3) -> Parce qu’il en a tellement envie. Cela fait déjà plusieurs années qu’il le claironne sur tous les toits: Roger Federer et Rafael Nadal ne lui font pas peur. Parce qu’il a les moyens tennistiques de ses ambitions aussi, malgré un changement de marque de raquette un peu problématique en ce début d’année. Parce qu’il frappe fort des deux côtés et son revers est très solide. Le Serbe a battu l’Espagnol quatre fois en quinze confrontations, toutes sur le ciment nord-américain. Certes, ce n’est pas énorme, mais on peut compter sur “Nole” pour ne pas se laisser impressionner. Contrairement à notre Roger national, il n’a pas l’habitude de cultiver des complexes d’infériorité. Et il n’a pas été loin de battre Nadal sur terre à plusieurs reprises, dont lors de la récente finale du Masters 1000 de Monte Carlo. Un gros point d’interrogation toutefois: son physique. Face au rouleau compresseur Nadal qui peut aligner neuf heures de jeu en deux jours sans problèmes, celui qui a dû abandonner sous la canicule australienne pour hypertermie fait figure de poids plume sur la longueur des cinq sets.
Roger Federer (ATP 2) -> Parce que l’Histoire voudrait qu’il gagne Roland Garros. Parce que c’est le plus grand joueur de tous les temps et qu’il n’a pas fini de nous étonner. Avec lui tout est possible, il peut sortir à tout moment un coup de génie de sa raquette. C’est vrai qu’il faut en sortir pas mal pour battre Nadal, mais pourquoi pas ? Mais il y a une condition: se remettre en question pour sortir de cette mauvaise passe actuelle. Alors, pourquoi pas un coach ? Quelqu’un qui puisse l’aider à adopter la bonne tactique face à son meilleur ennemi, quelqu’un qui puisse l’aider à oublier son énorme complexe d’infériorité.
Stanislas Wawrinka (ATP 12) -> Parce que les Suisses ont besoin de garder l’espoir en ces temps de disette pour Roger Federer. Et surtout parce que s’il y a une surface sur laquelle “Stan” peut battre le taureau des Baléares c’est bien la terre ocre. Il a montré par ses récents résultats qu’il faisait partie des meilleurs spécialistes de cette surface (finale à Rome en 2008, demi-finale à Monte Carlo en 2009). Mais il a deux gros problèmes à surmonter pour prendre encore un peu plus de bouteille: premièrement, il faut qu’il arrive à épingler un peu plus souvent des membres du top 10 (voire du top 5), comme Djokovic qu’il n’a pas été loin de battre à plusieurs reprises dernièrement (oui, parce qu’en ce qui concerne Federer, désolé Roger, ce n’était pas le n°2 mondial qui était sur le court ce jour-là). Deuxièmement, il y a toujours ce cap des huitièmes de finale à dépasser en Grand Chelem.
David Nalbandian (ATP 15) -> Parce que, sur un match, il peut battre absolument n’importe qui. J’en veux pour preuve les Masters Series de Madrid et Paris 2007 où l’Argentin avait épinglé Roger Federer et atomisé Rafael Nadal deux fois de suite pour s’adjuger les deux titres. Mais bon, on ne sait jamais avec lui, il peut tout aussi bien perdre au premier tour contre le 500e mondial…
Nikolay Davydenko (ATP 8 ) -> Parce qu’il est moche et sans charisme et que tout le monde le déteste… Ah non, rien à voir ! Parce que c’est un spécialiste de terre battue et qu’il peut faire déjouer n’importe qui si son jeu de métronome se met bien en place. Parce qu’il a battu Nadal deux fois en cinq confrontations et qu’il l’a poussé dans ses derniers retranchements sur terre battue.
Igor Andreev (ATP 26) -> Non, ne riez pas ! Il fait partie des “happy few” à avoir battu Nadal sur terre battue. C’était en 2005 à Valence. Avec son coup droit ultralifté de mammouth, c’est une sorte de Nadal droitier (en beaucoup moins fort, d’accord).
Cela dit, je pense que personne ne battra Nadal à Roland Garros. Et même mieux: je pense que personne ne le battra sur terre battue. Et vous, qu’en pensez-vous ?
WHAT THE HELL ???!!!*** FREAKIN’ AWESOME !!!






Rafael Nadal (ESP/1) defeated Fernando Verdasco (ESP/14) 6-7 6-4 7-6 6-7 6-4
Tennis is the most wonderful sport when it’s played like that. Rafael Nadal and Fernando Verdasco played the absolute match at a level I thought one could reach only in the craziest dreams. Every time you thought you had seen the best rally ever, they managed to show you a better one. There are no words to describe what happened on the Rod Laver Arena today (or night in Australia). If you haven’t seen this match, there’s no way for you to understand how good it really was, even if you have a look at the absolutely amazing statistics: 20 aces for Verdasco, 12 for Nadal; 52 winners and only 25 unforced errors for Nadal, the incredible total of 95 winners for 76 unforced errors for Verdasco; 193 points won by Nadal, 192 by Verdasco. This was just supernatural.
5 hours and 14 minutes. What a battle ! The two guys we were looking at weren’t tennis players anymore, they were warriors. Special congratulations to Fernando Verdasco, who left the court with a fantastic standing ovation after committing two of his four double faults in the last game, including one on the match point. A very sad way to finally lose for a stunning player who has deserved our admiration for his whole tournament and especially this match, of course. He made the crowd absolutely extatic with his huge forehand, in spite of his weaker backhand and, above all, with his phenomenal courage that made him win the fourth set after a sensational tiebreak when we thought it was finished for him since he was starting to cramp. Instead of that, he began to hit even harder, if possible, to give this match the fifth set it needed to really stay in the memories.
As far as Rafael Nadal is concerned, he’s the best player in the world at the moment, no question, and he proved it. Both players were on top of their game for 5 sets and 5 hours but, in the end, he’s the guy going further. We have to give him credit for his perfect physical condition and his unbelievable capacity to control his nerves and strengthen his game in tough moments. Hat trick, Mister ! He won the right to play the royal final against Roger Federer everybody was expecting, to decide who will be the last man standing. But will he be able to give his best, especially if the match is long ? The answer will take place on Sunday at 9.30 a.m., be on time !
They said so (you can almost hear their delicious Spanish accent through this transcription):
Rafael Nadal: “So was too tough. But for sure for me is amazing be in this final, especially with one match like today, no? Fernando was playing I think his best level in his career. He continues like this, he’s gonna have chances for be in any number of the ranking, no? So for win against Stepanek, 6‑4, 6‑0, 6‑0, against Murray and against Tsonga, he must play very well, no? He’s doing very well, yeah. Too well. (…) But today was, yeah, one of these matches you gonna remember long time, no? Well, the emotion was big, because in the last game with the Love‑40 I start to cry. Was too much tension, no? (…) He deserve this final, too, because his level was very well, very good. (…) Well, this little bit unlucky play one match like today, too hard. So for sure Roger gonna be in much better performance physically than me for the final. (…) Well, always is ‑ I don’t know ‑ special play against Federer any match, no? You play another final of Grand Slam is more exciting, no? (…) But for sure for me is amazing play another final of Grand Slam. Here in Australia, the first one. Well, unlucky all the time is against the same: the best. For sure, I prefer another opponent. But that’s makes big the sport, too, no, finals like this. (Talking about his position far from the baseline) Was tough to be more inside, no? What do you think? Did you see the speed of the ball or not (laughter)? I would love to be more inside, yeah. I gonna try to be more inside for the final, but I am playing against Federer.”
Fernando Verdasco: “You know, is sad, no, to play one match like this and lost after five hours. But, you know, for the other side, I need to be proud for the tournament I made and the level I played today also. I think it was unbelievable match. You know, we both played unbelievable. I think, you know, Rafa, I said always, you know, in these matches, five sets, he is the toughest player. You know, and I was there all the time, too. So, you know, for sure I will have this match in my mind all my life. You know, I’m so proud of all the things I made today and these two, almost two weeks. (…) But, you know, about the age? I don’t know what to say, no (laughter)? Anyway, you know, I was practicing this pre‑season in Las Vegas, like everybody knows, with Gil (Reyes, Andre Agassi’s ex-physical trainer). And Agassi have the best career after 30. So I’m 25. I’m so young (smiling). (…) We played unbelievable match. We need to be happy, no? (…) He (Nadal)’s a big friend. I wish him the best of luck in the final. I hope that he will win. (…) With Rafa you need to win the point three times more than with all the others.”
http://www.australianopen.com
Andy loin d’être Roddickule ! Mais pourtant…


Roger Federer (SUI/2) bat Andy Roddick (USA/7) 6-2 7-5 7-5
Comme attendu, Roger Federer a battu Andy Roddick. Mais, malgré un premier set survolé par le Suisse, Roddick a su lui tenir la dragée haute avec beaucoup de courage. Aidé par un service de plomb (seulement 8 aces, mais une foule de services gagnants et des points facilement gagnés derrière des retours courts), l’Américain a longtemps retardé une échéance qui paraissait néanmoins inéluctable. Il faut saluer ses velléités offensives méritoires, mais malheureusement pour lui par trop maladroites (notamment beaucoup de “montées en slip” sur le coup droit de Federer) pour véritablement faire la différence dans les moments clés.
Les moments clés, le numéro 2 mondial les a très bien négociés, faisant la décision en fin de manche dans les deux derniers sets, évitant un tie-break de tous les dangers. Remporter les points importants, c’est ce qui fait la différence entre un bon joueur et un grand champion. Au final de ce match de très bonne qualité (seulement 15 fautes directes pour Federer et 18 pour Roddick) il n’y a tout de même pas photo entre les deux hommes: 51 coups gagnants pour Federer, 38 pour Roddick, 105 points gagnés à 85 en faveur du Bâlois.
Roger Federer jouera dimanche la finale pour l’Histoire, pour les 14 titres majeurs du grand Pete Sampras. Reste à savoir lequel des Espagnols viendra lui disputer sa place au Panthéon du tennis. Rafael Nadal, numéro 1 mondial, 5 titres du Grand Chelem, tournois qu’il a gagnés en trouvant 5 fois Federer sur sa route (dont 4 fois en finale), 12-6 dans les confrontations pour l’Espagnol, mais 3-2 en faveur du Suisse sur surface dure. Fernando Verdasco, numéro 15 mondial (dans le top ten lundi prochain), première demi-finale de Grand Chelem de sa carrière, 2-0 pour Federer dans leurs affrontements. On sait quelle finale nos nerfs helvétiques préféreraient. Mais on sait aussi quelle finale l’Histoire du jeu retiendrait le mieux.
Verdasco sur sa lancée

Fernando Verdasco (ESP/14) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/5) 7-6 3-6 6-3 6-2
Chaque année depuis 2006, un joueur-surprise fait un parcours extraordinaire à Melbourne. Marcos Baghdatis en 2006, Fernando Gonzalez en 2007, Jo-Wilfried Tsonga en 2008. En 2009, la surprise s’appelle Fernando Verdasco. Il vient d’ailleurs de battre la révélation 2008, Tsonga lui-même. Après avoir été le joueur ayant perdu le moins de jeux sur les trois premiers tours de l’Histoire de l’ère Open et battu l’épouvantail britannique Andy Murray en huitièmes de finale, Verdasco n’est plus à un exploit près.
C’est somme toute sans trop de difficultés que l’Espagnol a pris le dessus sur son rival français, ses grands coups droits liftés prenant la mesure de la puissance dévastatrice du sosie de Mohammed Ali. Hormis une petite baisse de régime, notamment au service, au cours de la troisième manche, où il perdit son service sur une énorme faute à la volée pour ensuite perdre le set lui-même, le Madrilène a toujours donné l’impression de maîtriser les débats au contraire de Tsonga qui n’était pas dans un jour étincelant, réussissant plus de coups gagnants, mais commettant beaucoup plus de fautes que son adversaire.
Le prochain adversaire de Verdasco n’est autre que son chef de file Rafael Nadal, vainqueur du courageux Gilles Simon dans l’autre duel franco-espagnol (ou hispano-français, comme vous voudrez) de la journée. Le héros de la finale de Coupe Davis sera-t-il capable de produire le même tennis flamboyant contre le numéro 1 mondial ? Difficile à dire. Nadal a remporté leurs six confrontations et leur dernier affrontement l’année dernière à Roland Garros s’était soldé par une fessée monumentale administrée par le taureau de Manacor à son compatriote (6-1 6-0 6-2). Mais cette fois la surface est différente, Verdasco est un tout autre joueur et rappelons qu’Andy Murray était entré sur le court face à Verdasco fort de cinq succès en autant de rencontres face à lui.
Fidèle au rendez-vous, Verdasco force le passage


Fernando Verdasco (ESP/14) bat Andy Murray (GBR/4) 2-6 6-1 1-6 6-3 6-4
Qui aurait prédit qu’il serait le premier du carré d’as à baisser pavillon ? Fernando Verdasco, héros de la finale de Coupe Davis 2008, avait décidé qu’il était l’heure pour Andy Murray de faire ses bagages. Malgré le fait qu’il a marqué un point de plus que son adversaire (138 contre 137), Murray voit ses espoirs de remporter son premier titre du Grand Chelem reportés à plus tard. Dans un match où toute deuxième balle de service était quasiment interdite (surtout pour Verdasco, 34% de points remportés sur deuxième service) sous peine de perte du point presque systématique, le “petit Nadal” s’est engouffré dans la brèche d’une baisse de Murray dans ce compartiment du jeu pour faire le break décisif au septième jeu (le fameux) du cinquième set. Servant quant à lui de mieux en mieux, souvent aux environs de 215 km/h en première balle, Verdasco n’a pas tremblé au moment de conclure.
Pour quelqu’un qui n’avait jamais passé les huitièmes de finale en Grand Chelem et s’était toujours arrêté au 2e tour au plus tard à Melbourne, le gaucher de Madrid (25 ans) s’est comporté comme un vieux briscard pour arracher cette superbe victoire. Dans un style de jeu très ibérique, il a assommé Murray en lui faisant faire l’essuie-glace à chaque fois qu’il avait l’occasion de contrôler l’échange avec ses grosses frappes liftées. Ana Ivanovic lui aurait-elle donné des ailes ?*
*Tous les fans de tennis avertis auront corrigé d’eux-mêmes^^ C’est évidemment la rupture qui lui a donné des ailes.
2009: the show must go on

Les revoilà ! La saison 2009 sera véritablement lancée lundi à Melbourne à l’occasion de l’Australian Open. L’occasion de se mettre à l’heure australienne pendant deux semaines. Et franchement, cela met l’eau à la bouche rien que d’y penser ! L’occasion pour Federer de réaffirmer sa supériorité sur le tennis mondial, pour Nadal de confirmer sa récente suprématie, pour Murray de montrer qu’il est bien la valeur montante du tennis mondial et pour Djokovic de défendre son titre. Sans parler des outsiders que sont Nalbandian, Roddick, Del Potro, Tsonga (si sa blessure de Sydney lui permet de participer), Monfils, Simon ou encore, soyons fous, Wawrinka (même s’il a un huitième de finale programmé contre Federer). Et qui sait, Lleyton Hewitt, le régional de l’étape, que l’on sait capable de mettre le feu à la Rod Laver Arena comme personne, pourrait décider de renaître de ses cendres. Tout comme Marat Safin, l’intermittent des courts et vainqueur du tournoi en 2005, qui a décidé (jusqu’à ce qu’il change d’avis ?) de ranger ses raquettes à la fin de la saison et qui pourrait bien avoir envie que l’on se souvienne de lui Down Under. Sans oublier Marcos Baghdatis qui se sent pousser des ailes chaque année sur les courts des antipodes, pour preuve sa finale de 2006 et le véritable morceau de bravoure que Hewitt et lui ont proposé au public de Melbourne jusqu’aux premières lueurs du jour l’année passée au 3e tour. Et, allez, un petit pronostic personnel, je vois bien Fernando Verdasco, le héros de la victoire espagnole en Coupe Davis, réussir un gros coup.
Un Australian Open qui promet en tout cas d’être très indécis. Il est maintenant temps de se préparer à entrer sur le court dans la fournaise de l’été australien où tous ces champions en découdront pour notre plus grand plaisir ! The show must go on !