Raph’s Cool Blog

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Exceptionnel Fernando Torres, exceptionnelle Espagne !

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Espagne – Allemagne 1-0 (1-0)

“Pour une fois ce sont les meilleurs qui ont gagné” clame le commentateur de la TSR Jean-François Develey à la fin des 94 minutes d’un match magnifique. L’Espagne est championne d’Europe ! 44 ans qu’ils l’attendaient, c’est fait ! Qu’elle est belle cette équipe d’Espagne !

On savait que les Espagnols étaient talentueux, cela ne date pas d’hier. Sous la houlette de Luis Aragones, la cuvée espagnole 2008 a ajouté un mental à cette belle technique, un mental qui leur a permis de franchir enfin ce pas qui les a amené à la finale de ce dimanche contre l’Allemagne. La sélection espagnole a bien mérité cette victoire, pour l’ensemble de son tournoi, un fantastique tournoi.

Un tournoi magnifique et une finale remarquable. Une finale marquée de l’empreinte d’un très grand bonhomme: Fernando Torres. Un peu effacé contre la Russie, l’attaquant de Liverpool a pesé de tout son poids sur la défense allemande. “El Nino” a eu une attitude extraordinaire, se battant sur tous les ballons, à l’image de son superbe but où il gagne son duel avec Philipp Lahm d’un fantastique coup de rein avant de devancer la sortie de Lehmann (33e). Les Ibères auraient pu alourdir le score par Torres, Güiza ou encore Senna, surtout après l’entrée de Cazorla (66e), bien plus tranchant que Silva au milieu du terrain.

La défense de la Roja a très bien résisté à une Mannschaft valeureuse, puissante, mais intrinsèquement inférieure à la formation espagnole. Carles Puyol et surtout Sergio Ramos, très bon défensivement et offensivement sur son couloir droit, se sont fait les auteurs d’excellentes prestations. Et que dire de la statistique hallucinante de Carlos Marchena, qui a joué 47 matches en sélection et n’a perdu aucun des matches qu’il a joués en défense, c’est-à-dire… 46.

Après la victoire Italienne de 2006 ou encore la victoire Grecque de 2004, quel plaisir de voir une équipe qui gagne en jouant véritablement au football ! Ce fameux jeu espagnol, le “tiki-taka”, fait de passes courtes et précises et s’appuyant sur un milieu de terrain exceptionnel. Xavi, Iniesta, Fabregas, Silva, Xabi Alonso, Senna, Cazorla, cela fait rêver. Et la victoire espagnole dans cet Euro 2008, qui a été fantastique dans son ensemble, rend au football ses lettres de noblesse et lui apporte une bonne dose de fraîcheur. Un grand merci les gars !

Rédigé par Raph

juin 29, 2008 à 11:50

Un récital

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Espagne – Russie 3-0 (0-0)

L’Espagne. Elle est de retour. Elle a vaincu la double malédiction des quarts de finale et des Italiens. L’Espagne est libérée. L’Espagne a atomisé la Russie. C’est une incroyable armada offensive qui a déferlé sur l’équipe russe depuis la blessure de David Villa. C’est d’ailleurs le tournant du match. Le stratège Cesc Fabregas entre alors en scène. Il sert magnifiquement David Güiza (entré pour un Fernando Torres décevant) sur la deuxième réussite (73e) et il reçoit une passe magistrale d’Andres Iniesta (qui s’est déjà fait l’auteur d’un assist sur le premier but signé Xavi à la 50e minute) avant d’offrir le coup de grâce à David Silva (82e).

Mais la Russie, où était-elle ? A part quelques escarmouches de Roman Pavlyuchenko en début de partie, rien. Le néant. A commencer par Andreï Arshavin,complètement amorphe et parfaitement muselé par la défense espagnole, notamment l’excellent Sergio Ramos. Et quand la machine Arshavin est grippée, c’est toute la Sbornaja qui tousse. Les hommes de Guus Hiddink étaient à des années-lumière de ce qu’ils ont montré contre les Pays-Bas en quarts de finale. Et contre cette Espagne-là, cela ne pardonne pas.

L’Allemagne n’a qu’à bien se tenir. Si elle entend jouer un rôle dimanche, la Mannschaft devra montrer un autre visage que celui, absolument misérable, qu’elle a proposé contre la Turquie. Car la Furia Roja a plus que 12 joueurs valides et ne se fera pas prier pour exploiter les largesses défensives allemandes et la vitesse de réaction digne d’un troupeau d’escargot du pré-retraité Jens Lehmann. Bon, n’oublions pas l’argument massue signé Gary Lineker que l’émission “le club de l’Euro” nous rabâche quinze fois par soir depuis la victoire des hommes de Joachim Löw contre le Portugal. Mais c’est bien tout ce qu’on peut leur laisser. Avantage Espagne.

ENFIN !!!

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Espagne – Italie 0-0, 4-2 T.A.B.

L’Espagne a vaincu le signe indien. Après 88 ans de disette, les Ibères ont battu les Italiens dans un match officiel pour la première fois depuis les Jeux olympiques d’Anvers en 1920. Ils n’avaient plus non plus dépassé le stade des quarts de finale dans une compétition internationale depuis la finale de l’Euro 1984, perdu contre la France. Au bout de la nuit, c’est Cesc Fabregas qui envoie son équipe au paradis en marquant le dernier tir au but, après qu’Iker Casillas eut repoussé deux envois italiens. Les Espagnols retrouveront la Russie en demi-finale dans un match qui promet.

Si ce match s’est joué à la terrible loterie des tirs au but, on ne peut pas dire que les hommes de Luis Aragones (qui peut presque dire qu’il se souvient de la victoire de 1920…) aient volé ce succès. Ils ont en effet dominé la majeure partie de la rencontre, se créant presque toutes les (rares) occasions d’une partie cadenassée, la seule occasion italienne digne de ce nom intervenant à la 62e minute sur un tir de Mauro Camoranesi miraculeusement repoussé par Casillas. Les principales victimes du blocage du match, transformé en véritable partie d’échecs, ont été les attaquants. Fernando Torres a été complètement muselé jusqu’à sa sortie, David Villa n’a pas eu son rayonnement habituel, même s’il a beaucoup tenté, sans parler de Toni-la-déveine du côté transalpin. Il était décidément écrit que le pauvre Luca ne marquerait pas durant cet Euro.

Le danger côté espagnol est souvent venu de David Silva, jeune joueur de 22 ans, sociétaire de Valence, qui a énormément tiré en direction de la cage de Gianluigi Buffon, sans succès. A souligner aussi l’excellente prestation de Marcos Senna et de Sergio Ramos, côté ibérique et de la défense italienne en général et de Giorgio Chiellini (qui est le remplaçant de Materazzi qui remplace Cannavaro) en particulier. Car s’il faut laisser quelque chose à la Squadra Azzura ce soir, c’est bien leur intransigeance défensive quasiment proverbiale. Malheureusement, la très bonne organisation tactique des deux équipes à un peu “tué” le match.

Cela dit, l’Espagne a mérité cette victoire pour sa prestation dans ce match, comme on l’a dit plus haut, mais aussi pour sa prestation dans le tournoi en général. Une fois n’est pas coutume, la créativité l’a emporté sur la destruction, le jeu l’a emporté sur le catenaccio. Et ça fait plaisir.

Rédigé par Raph

juin 23, 2008 à 1:02

Les joyeux supporters “oranje” à Lausanne (14.06.08)

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Rédigé par Raph

juin 22, 2008 à 7:51

Arshavin, ce héros

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Pays-Bas – Russie 1-3 a.p. (0-0, 1-1)

Premier match de poule. La Russie est étrillée par une brillante équipe d’Espagne dont la prestation rappelle un peu celle des… Pays-Bas contre les Italiens et les Français. Match suivant, les hommes de Guus Hiddink battent péniblement une faible équipe de Grèce 1-0. Puis il y a ce match. Le match référence. Victoire contre la Suède 2-0 après un match époustouflant. Mais qu’est-ce qui a bien pu changer ? La réponse tient en deux mots, ou plutôt un prénom et un nom: Andreï Arshavin. La perle de la sélection russe a manqué les deux premiers matches du tournoi pour cause de suspension. Hiddink a tout de même voulu l’emmener en Suisse et en Autriche et il a eu fin nez, c’est le moins que l’on puisse dire.

En plus d’une fiche personnelle impressionnante depuis ses débuts dans cet Euro 2008 (2 buts et 2 assists en 2 matches), le lutin de Saint-Pétersbourg à l’éternel visage d’enfant a énormément apporté à son équipe au niveau psychologique. Tous les joueurs se sont ainsi sublimés depuis le retour de leur prodige. Après la Suède, les Pays-Bas, si impressionnants depuis le début du tournoi, ont pu le vérifier à leurs dépens hier soir dans le troisième quart de finale.

Les joueurs bataves ont en effet été surclassés dans tous les domaines par la formation russe. Le milieu de terrain néerlandais ne s’illustrait que par des frappes de loin, signes d’impuissance, et sur coups de pied arrêtés signés Sneijder et Van der Vaart. C’est justement sur l’un de ces coups francs, botté par Sneijder, que l’inévitable Van Nistelrooy surgit à la 86e minute pour égaliser sur l’une des seules occasions hollandaises. L’autre attaquant, Dirk Kuyt, complètement dépassé, était remplacé à la mi-temps par Robin Van Persie, qui n’arrivait pas à trouver beaucoup plus de solutions que son coéquipier. Le physique a aussi trahi les Pays-Bas, qui étaient au bout du rouleau au moment de débuter les prolongations face à des Russes très affutés. Mais la plus grande faiblesse des “Oranje” hier soir a bien été sa défense, comme le pressentaient beaucoup d’observateurs. Mathijsen (décrié dans la presse ces derniers jours), Oojier, Van Bronckhorst et Boulahrouz (puis Heitinga) ont été d’un niveau insuffisant pour endiguer les assauts russes. Contrairement aux Italiens, aux Français et aux Roumains avant eux, les Russes ont été capables de tester cette défense hollandaise. On connaît le résultat.

Mais plus encore que les carences défensives des hommes de Van Basten et leur incapacité à développer le même jeu chatoyant que lors de leurs trois premières rencontres, il faut mettre en exergue l’incroyable performance russe. Car ce sont bien eux qui ont fait craquer l’arrière-garde batave par trois fois. Tout d’abord par Pavlyuchenko sur une action d’école (56e) qui concrétisait la domination des joueurs slaves, puis en prolongations, par Torbinski, bien servi par Arshavin après un exploit personnel de ce dernier, et surtout oublié par Van Bronckhorst et Mathijsen (112e). C’est finalement Arshavin lui-même qui scelle le score, après une touche d’Anyukov qui mystifie toute la défense néerlandaise, en glissant le ballon entre les jambes de l’infortuné Van der Sar (116e).

On parlait de football total pour désigner le jeu des Néerlandais au premier tour. Les Russes ont montré qu’ils pouvaient faire mieux en matière de beau football pour battre leurs adversaires du jour à leur propre jeu. On reconnaît bien sûr ici la patte… néerlandaise de Guus Hiddink, le “traître”, qui a donné une leçon à son homologue Marco Van Basten. Et ce score de 3-1 est plutôt flatteur pour les Pays-Bas au vu de la domination outrageuse de la Russie, qui se profile maintenant comme un sérieux candidat au titre européen.

“Football is a simple game: 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win”

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Allemagne – Portugal 3-2 (2-1)

La célébrissime phrase de Gary Lineker, ancien joueur anglais, prononcée après la défaite de l’Angleterre en demi-finale du Mondial 1990 face à l’Allemagne, s’est encore vérifiée ce soir. L’Allemagne a battu le Portugal 3-2. Les hommes de Joachim Löw, pourtant loin d’être convaincants au premier tour, ont fait montre d’une maîtrise impressionnante pour battre des Lusitaniens qui ont, quant à eux, balbutié leur football. Le mérite en revient en grande partie aux Allemands qui ont pris leurs adversaires à la gorge dès le début du match pour ne plus les lâcher par la suite.

Le score est serré, mais il ne reflète pas la différence entre les deux équipes. Cette rencontre a été celle d’un collectif exemplaire face à quelques individualités esseulées. A l’image du but (trop) tardif de Helder Postiga sur un superbe centre de Nani, un trop rare éclair de génie dans le jeu portugais. La rigueur et le réalisme de Schweinsteiger (brillant), Ballack, Podolski (tous deux très bons comme à leur habitude) ou encore Klose ont vaincu la fantaisie, malheureusement stérile de Deco et les siens.

On n’ira pas jusqu’à dire que cette montée en puissance allemande est surprenante. L’équipe qui détient le record de victoires à l’Euro (3 victoires: 1972, 1980, 1996) est coutumière du fait. Elle commence rarement en fanfare mais est souvent encore là à la fin. Ce qu’on a vu ce soir montre peut-être pourquoi le palmarès de la Selecção est vierge quand celui de la Mannschaft est riche de six titres majeurs.

Ce genre de scénario rappelle d’ailleurs vaguement celui de l’Italie qui vient de se sortir péniblement du traquenard du groupe de la mort et qui pourrait bien décider de se réveiller au bon moment. L’armada espagnole, impressionnante au premier tour, à l’instar de Ronaldo et Cie, est prévenue.

Espérons que les Portugais de Neuchâtel (notamment) continuerons de fêter cette manifestation extraordinaire qu’est l’Euro, tout comme les Suisses de Bâle et d’ailleurs le font aussi. Pour que notre pays continue à vibrer au rythme des exploits de stars du ballon rond, quelle que soit la couleur de leur maillot.

Trezeguet n’était pas à l’Euro… ;-)

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Daniel Balavoine est éternel ! :-D

Rédigé par Raph

juin 19, 2008 à 12:07

La Russie ou le football champagne

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Russie-Suède 2-0 (1-0)

Le mage néerlandais Guus Hiddink peut rajouter une ligne à son palmarès. La Russie vient en effet de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro 2008. Hiddink n’en est pas à son coup d’essai. C’est sous les ordres de l’actuel sélectionneur russe que l’équipe de Corée du Sud avait terminé à la quatrième place du Mondial 2002 à la surprise générale (après avoir sorti l’Italie et l’Espagne dans des circonstances litigieuses) et que l’Australie avait atteint les huitièmes de finale du Mondial 2006, non sans avoir fait souffrir l’Italie, future championne du monde.

Mais revenons en 2008. La Russie est sortie des poules qualificatives pour la première fois depuis 20 ans et c’était le moment. C’est une équipe très talentueuse emmenée par le brillant Andreï Arshavin (qui faisait son retour après deux matches de suspension) qui a dégoûté une équipe de Suède défensive et sans idées ce soir. Un très bon match de football où, outre le joyau de Zénith Saint-Pétersbourg, on a pu découvrir Yuri Zhirkov, latéral gauche aux trois poumons, tantôt débordant sur le flanc gauche, tantôt ailier droit, tantôt en défense, et le centre-avant Roman Pavlyuchenko (auteur du premier but), notamment.

De la vitesse, de la percussion, de la technique, de la classe, bref, du football champagne (et cela n’a rien à voir avec Bystrov, qui est rentré tard, cela peut se comprendre [Thierry Meury]). Du football champagne un peu à l’image de celui proposé par les… Pays-Bas. Ah, au fait, ils se rencontrent en quarts de finale. Cela promet des étincelles ! C’est en tout cas à un autre niveau que le France-Italie d’hier soir, où des Azzuri sans trop de couleurs ont eu la chance d’affronter des Bleus plus très verts, c’est le moins que l’on puisse dire.

Mais soyons rassurés, notre ami Raymond nous a annoncé en primeur qu’il allait épouser Estelle Denis (qui présentait l’émission de M6 sur le thème “faut-il changer de sélectionneur ?”, bonjour l’objectivité !) ! Bon, pour les analyses d’après-match, on attendra…

Rédigé par Raph

juin 18, 2008 à 11:48

C’est la faute du coach… ou alors celle de l’arbitre…

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Les Suisses sont éliminés. C’est la faute de Köbi Kuhn. Il a fait des mauvais choix, il a instauré une routine malsaine. Les Français sont au bord du gouffre. C’est la faute de Raymond Domenech. Il n’a jamais rien gagné avec les Espoirs entre 1993 et 2004 et toujours rien avec l’équipe A entre 2004 et 2008. Il ferait mieux de régler les problèmes de l’équipe plutôt que de se contenter de dispenser des bon mots à la presse. Les Italiens sont sur la corde raide. C’est la faute de Roberto Donadoni. Il est trop poli, il n’ose pas polémiquer. Il est incapable d’assumer la succession de Marcello Lippi.

Ou plutôt non. Tout ça, c’est la faute des arbitres. Si la Suisse a perdu c’est parce que M. Rosetti n’a pas sifflé de penalty sur une faute de main manifeste de Ujfalusi dans la surface de réparation, parce que M. Michel n’a pas non plus sifflé quand Magnin était déséquilibré par un Turc dans ces mêmes seize mètres cinquante. Même chose pour les Italiens qui se sont vus refuser un but pour un hors-jeu imaginaire de Toni contre la Roumanie (match arbitré par M. Ovrebo). D’ailleurs les arbitres assistants ne les voient jamais ces hors-jeu. Ou alors ils en inventent. Et les Français ? Ah oui, eux c’est la météo qui les ennuie. Il faisait trop chaud pendant leur match contre les Roumains. C’est vrai que c’est le principal problème en Suisse en ce mois de juin. Il fait trop chaud !

Il est vrai que les trois sélectionneurs précédemment cités ne remporteront pas la palme du coaching le plus fin lors de cet Euro. Il est vrai que l’arbitrage est très loin d’être à la hauteur de l’événement, quoi qu’en disent les instances de l’UEFA, Michel Platini en tête, dans une langue de bois qui n’a rien à envier à celle de Kuhn ou Domenech. Oui, tout cela est vrai. Mais si la Nati, tellement remplie d’ambitions et de bonnes intentions, si les Bleus et les Azzurri, finalistes de la dernière Coupe du monde (on avait presque oublié, hein ?) sont incapables de passer le premier tour (au moins un maillot bleu restera sur le carreau), c’est qu’il y a d’autres problèmes.

Il y a quand même onze joueurs sur le terrain. Ce sont eux et eux seuls qui font la décision une fois la partie engagée. L’entraîneur est sur la touche, spectateur en somme (même si Domenech s’est particulièrement illustré par des changements plus que douteux l’autre jour contre les Pays-Bas). Les penalties refusés à l’équipe de Suisse ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Si on veut remporter un match, il faut être meilleur que son adversaire. Et si on est meilleur que son adversaire, on est capable de marquer autrement que seul à onze mètres du gardien. Quand on a un contingent comme celui des Français ou des Italiens, qui ferait rêver n’importe quel entraîneur au monde, ce n’est certainement pas (entièrement) la faute du coach si on n’arrive pas à gagner.

Alors au lieu de choisir la facilité et de mettre tous les maux sur le dos de l’entraîneur ou de l’arbitre, une petite dose d’autocritique ne ferait peut-être pas de mal de temps à autre, non ?

Rédigé par Raph

juin 17, 2008 à 3:29

MERCI HAKAN !

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Suisse – Portugal 2-0 (0-0)

La Suisse a fini en beauté un Euro qui s’était terminé avant même d’avoir commencé en battant le Portugal de très belle manière. Le héros de ce match et de ce tournoi s’appelle Hakan Yakin, les trois buts helvétiques à son actif. La Suisse a vaincu le signe indien, elle a conquis sa première victoire dans un Euro.

La Nati tenait tout d’abord bien le choc avec quelques parades déterminantes de Pascal Zuberbühler, qui sort lui aussi par la grande porte sans aucun but encaissé en phase finale, Euro et Coupe du monde confondus. Le tournant du match survient à la 61e minute quand Tranquillo Barnetta rentre pour Johann Vonlanthen, qui aura raté l’occasion de se mettre en évidence pour sa première titularisation. L’équipe nationale emmenée par un Barnetta retrouvé (du moins partiellement) connaît dès lors une très bonne période qui se concrétise par un but de Hakan Yakin, très bien servi par une passe lumineuse de Eren Derdiyok (71e). Les Portugais, apparemment vexés, mettent une certaine pression sur la défense suisse, sans succès. A la 83e minute, les joueurs à croix blanche obtiennent même un penalty pour une faute de Fernando Meira sur Barnetta. Un penalty magistralement transformé par Yakin, encore lui, qui devient le meilleur buteur helvétique en Championnat d’Europe des Nations.

Au rang des bonnes prestations du côté suisse, il faut aussi et surtout relever celle de Gökhan Inler qui a beaucoup pesé dans le jeu et décoché deux frappes de mule dont une a touché le poteau (64e). Un grand merci également à Madame Chance qui nous a enfin souri, pour la première fois en trois matches, les Lusitaniens ayant ajusté le poteau et la barre transversale.

Même s’il ne faut pas se leurrer (des joueurs comme Ronaldo, Deco ou encore Nuno Gomes n’étaient pas sur le terrain ce soir), la Suisse a réussi sa sortie après s’être pris les pieds sur le pas de la porte d’entrée. Ottmar Hitzfeld va pouvoir construire sa sélection sur des bases solides, apportées par Köbi Kuhn, à qui, même si on l’a beaucoup critiqué (avec raison), on doit tout de même certaines choses.

Bon vent à notre Nati et… HOPP SUISSE !

Rédigé par Raph

juin 15, 2008 à 11:54