Posts Tagged ‘Marat Safin’
Dokic en force, Federer à l’aise, Wawrinka… no comment

Jelena Dokic (AUS) bat Caroline Wozniacki (DAN/11) 3-6 6-1 6-2
Quelle fraîcheur chez cette Jelena Dokic qui jouait le 3e tour de l’Australian Open pour la deuxième fois, dix ans après la première. Et quel tennis ! Comme si ce trou dans sa carrière n’avait jamais existé. C’est une qualification méritée pour les huitièmes de finale qui vient récompenser les efforts de l’Australo-Serbe. Après un début de match qui donnait à penser que la jolie Danoise Caroline Wozniacki était tout de même d’un niveau trop élevé pour elle, Dokic a enclenché la vitesse supérieure de manière impressionnante avec un engagement total dans chaque coup. On se réjouit d’assister au prochain chapitre de cette belle histoire. Ce sera contre la Russe Alisa Kleybanova, tombeuse surprise d’Ana Ivanovic. Une baisse d’audience masculine massive pour le tennis féminin est à prévoir.

Roger Federer (SUI/2) bat Marat Safin (RUS/26) 6-3 6-2 7-6
Roger Federer, quant à lui, s’est débarrassé sans coup férir de Marat Safin. Malgré une belle résistance, il faut bien avouer que le Russe n’est plus le joueur qui avait éclaboussé l’US Open 2000 et l’Australian Open 2005 de sa classe et s’était rendu maître absolu de Paris-Bercy. C’est tout de même avec une pointe de tristesse qu’on a vu Safin frapper ses (peut-être) dernières balles à Melbourne, car on l’aime ce Marat, avec ses coups de génie, ses coups de sang et ses jets de raquettes !

Tomas Berdych (CZE/20) bat Stanislas Wawrinka (SUI/15) 4-6 6-1 6-3 6-4
Malheureusement, ce n’est pas Wawrinka que Federer affrontera en 1/8 car le Vaudois est une nouvelle fois passé à côté d’un rendez-vous important face à Berdych. Mais on n’en dira pas plus car on risquerait de s’énerver…
2009: the show must go on

Les revoilà ! La saison 2009 sera véritablement lancée lundi à Melbourne à l’occasion de l’Australian Open. L’occasion de se mettre à l’heure australienne pendant deux semaines. Et franchement, cela met l’eau à la bouche rien que d’y penser ! L’occasion pour Federer de réaffirmer sa supériorité sur le tennis mondial, pour Nadal de confirmer sa récente suprématie, pour Murray de montrer qu’il est bien la valeur montante du tennis mondial et pour Djokovic de défendre son titre. Sans parler des outsiders que sont Nalbandian, Roddick, Del Potro, Tsonga (si sa blessure de Sydney lui permet de participer), Monfils, Simon ou encore, soyons fous, Wawrinka (même s’il a un huitième de finale programmé contre Federer). Et qui sait, Lleyton Hewitt, le régional de l’étape, que l’on sait capable de mettre le feu à la Rod Laver Arena comme personne, pourrait décider de renaître de ses cendres. Tout comme Marat Safin, l’intermittent des courts et vainqueur du tournoi en 2005, qui a décidé (jusqu’à ce qu’il change d’avis ?) de ranger ses raquettes à la fin de la saison et qui pourrait bien avoir envie que l’on se souvienne de lui Down Under. Sans oublier Marcos Baghdatis qui se sent pousser des ailes chaque année sur les courts des antipodes, pour preuve sa finale de 2006 et le véritable morceau de bravoure que Hewitt et lui ont proposé au public de Melbourne jusqu’aux premières lueurs du jour l’année passée au 3e tour. Et, allez, un petit pronostic personnel, je vois bien Fernando Verdasco, le héros de la victoire espagnole en Coupe Davis, réussir un gros coup.
Un Australian Open qui promet en tout cas d’être très indécis. Il est maintenant temps de se préparer à entrer sur le court dans la fournaise de l’été australien où tous ces champions en découdront pour notre plus grand plaisir ! The show must go on !
Wawrinka rate (encore) le coche

Stanislas Wawrinka n’a pas passé l’écueil Marat Safin hier en huitième de finale de Wimbledon. Et pourtant le Vaudois avait largement la place pour accéder à un premier quart de finale en Grand Chelem. Sur le papier, il était même largement favori. En effet, Wawrinka, n°9 mondial, affrontait Safin, 75e mondial, sur le court n°1 du All England Lawn Tennis and Cricket Club.
Les apparences sont évidemment trompeuses. Safin possède un palmarès éloquent, riche de deux titres du Grand Chelem et d’une place de n°1 mondial en novembre 2000. De plus, le sympathique russe reverdit sur le gazon londonien après une traversée du désert qui dure depuis 2005 et son dernier titre majeur. Il a notamment épinglé le Serbe Novak Djokovic, n° 3 mondial, à son tableau de chasse de la quinzaine. Excusez du peu ! Wawrinka, quant à lui, affiche un curriculum vitae assez pauvre en comparaison. Ses seuls véritables faits d’armes sur le circuit professionnel sont un titre à Umag en 2006, une finale perdue à Rome cette année et deux huitièmes de finale en Grand Chelem. C’est bien pauvre pour un joueur du top ten. Sans vouloir ternir son mérite, il faut bien dire que son entrée dans ce club très fermé doit beaucoup au manque de joueurs réguliers au très haut niveau, mis à part Federer, Nadal et Djokovic. Voilà qui donne une meilleure idée des forces en présence.
Malgré tout, le joueur suisse avait toutes les armes pour faire tourner la partie en sa faveur au vu du scénario du match d’hier. Marat Safin commençait très bien le match en remportant les neuf premiers points devant un Wawrinka très timoré. Après le gain de la première manche par le Russe, les débats s’équilibrent, mais le Vaudois commet énormément de fautes directes. A partir du troisième set, remporté par “Stan”, on sent que le match peut basculer, le fantasque moscovite ayant perdu de sa superbe et commençant aussi à commettre beaucoup d’erreurs. Il y a toutefois un domaine dans lequel Safin connaît très peu de déchet: les points importants. Et le quatrième set en est la parfaite illustration. Wawrinka obtient des balles de break sur chaque jeu de service de son adversaire sans en convertir une seule. Quand on sait qu’il finira par perdre le set 6-1, on peut en tirer les conclusions qui s’imposent…
Cette défaite rageante est à ajouter à la liste des défaites évitables du Vaudois dans les tournois majeurs (s’il continue, il va rattraper Patty Schnyder) avec son huitième de finale de l’US Open 2007 perdu en 5 manches contre l’Argentin Juan Ignacio Chela et surtout cette terrible défaite (peut-être la pire de sa carrière) contre le Chilien Fernando Gonzalez au 3e tour de Roland Garros il y a quelques semaines. Le Vaudois s’était fait remonter alors qu’il menait deux sets à rien et trois jeux à zéro et qu’il avait la route toute tracée vers les demi-finales puisqu’il devait affronter Robby Ginepri en quarts… C’est le genre de défaites qu’il faudra gommer de toute urgence s’il veut justifier et surtout conserver son statut de top ten. A 23 ans, Stanislas Wawrinka a encore une marge de protection assez importante. On peut donc espérer qu’il arrivera vite à passer ce palier.