Results tagged ‘ Rod Laver Arena ’

LEGENDARY !!!

Jelena Dokic (AUS) bat Alisa Kleybanova (RUS/29) 7-5 5-7 8-6

“We love you so much !” Le journaliste de la télévision australienne vient de dire dans son délicieux accent Aussie ce que pensent les 15′ooo fans de la Rod Laver Arena, le public de tennis le plus fantastique au monde. Jelena Dokic vient de battre Alisa Kleybanova dans un match à couper le souffle. L’émotion est à son comble, on voit des larmes dans les yeux des frères Bikic, dont l’un est le coach et l’autre le petit ami de Jelena. Les mots manquent pour caractériser le parcours de Dokic qui est en train d’entrer dans la légende de l’Australian Open. Ses deux tours précédents étaient déjà extraordinaires, mais la performance réalisée aujourd’hui par la native de Osijek dépasse l’entendement.

La nervosité était palpable tout au long de cette partie extraordinaire, Dokic commettant 58 fautes directes contre 38 à son adversaire russe, la faute à une prise de risque extrême qui lui a tout de même permis de décocher 46 “winners” contre 29 à Kleybanova. Il faut d’ailleurs noter la valeur et le courage de ladite Kleybanova, notamment un jeu de jambes impressionnant pour son gabarit qui s’apparente plus à celui d’un demi de mêlée qu’à celui d’une joueuse de tennis.

Il paraissait cependant écrit que la nouvelle idole des Australiens devait remporter ce match tant elle est passée proche de la rupture à de nombreuses reprises sans toutefois lâcher prise. Le match a même failli tourner au drame lorsque Dokic s’est tordu la cheville à 6-6 dans la manche décisive. D’autant que les spectateurs ont eu le “privilège” de revoir la scène à deux reprises sur l’écran géant du stade. Tout le monde a craint le pire, mais deux jeux plus tard Jelena Dokic était en quarts de finale après trois heures et deux minutes d’un combat acharné. Reste à savoir comment sa cheville réagira quand les muscles se seront refroidis. Pour que cette belle histoire continue.

Il n’y en a tout de même deux qui ont dû se morfondre dans les vestiaires pendant ce match, j’ai nommé Novak Djokovic et Marcos Baghdatis, dont le match a commencé aux environs de 23h15. Ce qui doit raviver de mauvais souvenirs dans la mémoire du second…

2205-come-on

Roger Federer (SUI/2) bat Tomas Berdych (CZE/20) 4-6 6-7 6-4 6-4 6-2

Roger Federer avait bien lancé cette journée épique en allant au bout de lui-même pour arracher la victoire face au Tchèque Tomas Berdych qui avait dû regarder la vidéo d’Athènes 2004 pour se convaincre de ses chances de victoire. Le Suisse est revenu pour la quatrième fois de sa carrière de deux sets à zéro, mais il n’avait plus réussi cet exploit depuis 2005 et sa victoire contre Rafael Nadal à Miami. Faut-il y voir un signe ? On a même pu voir un Federer transfiguré hurler “come on !” et faire des gestes rageurs à la Rafael Nadal pour s’encourager. Un match qui rappelle sous bien des aspects le match épique que Federer avait dû livrer pour se dépêtrer des griffes d’Igor Andreev au cours du dernier US Open. On connaît la suite de l’histoire…


Marion Bartoli (FRA/16) bat Jelena Jankovic (SER/1) 6-1 6-4

Le fantôme de Jelena Jankovic était quant à lui de service en ouverture sur le central. Une fessée comme on en voit rarement à ce niveau de la compétition. La jolie Serbe était inexplicablement complètement à côté de ses pompes. Elle s’est montrée totalement incapable de mettre du poids dans la balle et semblait étrangement lente au déplacement. Bartoli, quant à elle, a livré un match très solide, frappant très fort des deux côtés. Suffisant pour expédier la numéro un mondiale sans aucun problème. Votre serviteur en avait presque perdu le goût de la vie pendant cinq minutes.

Hewitt is… not quite back yet

Fernando Gonzalez (CHI/13) bat Lleyton Hewitt (AUS) 5-7 6-2 6-2 3-6 6-3

Hewitt n’était pas loin, mais tout de même un peu juste pour accrocher Gonzalez à son palmarès 2009. Mais pouvoir jouer un 5e set devant 15’000 personnes sur la Rod Laver Arena contre le 14e joueur mondial, c’est tout de même quelque chose, après une opération à la hanche et 5 mois sans jouer un seul match.

Reste que Gonzalez était prenable. Fidèle à sa réputation, l’artificier chilien a alterné le meilleur (67 coups gagnants) et le pire (58 fautes directes), ce qui fait que Hewitt a passé certains jeux sans vraiment toucher la balle. L’Australien n’a, malheureusement pour lui, pas profité du momentum qui était clairement de son côté après le gain de la 4e manche. Après ces balles de break (de K.O. ?) manquées au 3e jeu, la confiance a changé de camp et “Gonzo” n’a plus vraiment été inquiété malgré la perte de son service au 5e jeu.

La raison principale de ce 5e set somme toute assez tranquille pour le Chilien est à aller chercher du côté de la mise en jeu de son adversaire australien. Avec un service aussi défaillant (53% de premières balles, 11 doubles fautes), chaque jeu de service devient extrêmement périlleux. Et dans le tennis moderne il faut absolument pouvoir s’appuyer sur une mise en jeu digne de ce nom (selon une information de dernière minute, Hewitt ressentirait encore une faiblesse dans la jambe gauche due à son opération de la hanche, ce qui expliquerait quelques ennuis au moment de pousser sur les jambes pour servir).

Il faut cependant relever quelques points positifs. Hewitt n’a rien perdu de sa combativité légendaire qui lui a permis d’arracher le 4e set et de sa vision du jeu qui lui permet de compenser un manque de puissance qui a tout de même paru criard aujourd’hui. Hewitt doit maintenant tirer les enseignements de cette rencontre qui doit servir de point de départ et de base de travail à une année 2009 qui se veut être celle d’un retour au premier plan. Cette rencontre va encore lui faire perdre énormément de points au classement ATP, étant donné qu’il était huitième de finaliste la saison dernière, mais plus la saison avancera et moins il aura de points à défendre. L’opportunité de récupérer un classement un peu plus honorable qui lui éviterait des premiers tours comme celui-là.

Quoi qu’il en soit, comme le dit la journaliste australienne Eleanor Preston, “Perhaps it was not quite the barnburner that we had all hoped for, but Lleyton Hewitt against Fernando Gonzalez was at least a reminder of why tennis in general – and Australian tennis in particular – will miss the old campaigner when he eventually decides to stop battling and hangs up his rackets for good. (…) The hunger is still there in Hewitt, and that is to be celebrated. Tennis’s grittiest battler will fight another day.”

Et l’Australie pourra se consoler avec la victoire de Bernard Tomic, 16 ans, le plus jeune joueur de tous les temps à gagner un match dans le tableau principal de l’Australian Open. La relève serait-elle enfin là après une année 2008 où pour la première fois aucun Australien n’a réussi à décrocher de titre ? Quand on sait que Lleyton Hewitt était (et est toujours) le plus jeune joueur à se qualifier pour l’Open à l’âge de 15 ans en 1997, Tomic a de qui tenir.

2009: the show must go on

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Les revoilà ! La saison 2009 sera véritablement lancée lundi à Melbourne à l’occasion de l’Australian Open. L’occasion de se mettre à l’heure australienne pendant deux semaines. Et franchement, cela met l’eau à la bouche rien que d’y penser ! L’occasion pour Federer de réaffirmer sa supériorité sur le tennis mondial, pour Nadal de confirmer sa récente suprématie, pour Murray de montrer qu’il est bien la valeur montante du tennis mondial et pour Djokovic de défendre son titre. Sans parler des outsiders que sont Nalbandian, Roddick, Del Potro, Tsonga (si sa blessure de Sydney lui permet de participer), Monfils, Simon ou encore, soyons fous, Wawrinka (même s’il a un huitième de finale programmé contre Federer). Et qui sait, Lleyton Hewitt, le régional de l’étape, que l’on sait capable de mettre le feu à la Rod Laver Arena comme personne, pourrait décider de renaître de ses cendres. Tout comme Marat Safin, l’intermittent des courts et vainqueur du tournoi en 2005, qui a décidé (jusqu’à ce qu’il change d’avis ?) de ranger ses raquettes à la fin de la saison et qui pourrait bien avoir envie que l’on se souvienne de lui Down Under. Sans oublier Marcos Baghdatis qui se sent pousser des ailes chaque année sur les courts des antipodes, pour preuve sa finale de 2006 et le véritable morceau de bravoure que Hewitt et lui ont proposé au public de Melbourne jusqu’aux premières lueurs du jour l’année passée au 3e tour. Et, allez, un petit pronostic personnel, je vois bien Fernando Verdasco, le héros de la victoire espagnole en Coupe Davis, réussir un gros coup.

Un Australian Open qui promet en tout cas d’être très indécis. Il est maintenant temps de se préparer à entrer sur le court dans la fournaise de l’été australien où tous ces champions en découdront pour notre plus grand plaisir ! The show must go on !

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