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Le plus grand




Roger Federer a rejoint Pete Sampras et Andre Agassi dans la légende du tennis en égalant l’incroyable record de 14 titres du Grand Chelem de “Pistol Pete” et en gagnant les 4 Majors sur 4 surfaces différentes (disons 3 et demi pour les différents hardcourts australien et américain) comme l’avait fait le “Kid de Las Vegas”. Que dire de plus ? C’est le plus grand.
Imaginez que début juillet, après Wimbledon, le Bâlois pourrait avoir ajouté une 15e couronne à son palmarès gargantuesque et avoir récupéré son trône de n°1 mondial par la grâce d’un éventuel forfait de Nadal. Et ce alors que Federer était décrié de toutes parts (et par votre serviteur le premier) pour ces résultats décevants et son refus d’engager un coach. Qui se souvient de cela aujourd’hui ? Finalement, le maître aura encore rabattu le caquet de tout le monde en sortant une grande performance au moment opportun. Comme en 2007 quand il avait viré Tony Roche (encore une histoire de coach) et perdu contre Filippo Volandri à Rome. Ses résultats lui donnent toujours raison un jour ou l’autre, même si on a le droit de penser qu’il a tort dans certains domaines.
L’Histoire avait en tout cas décidé que Federer gagnerait Roland Garros en écartant très vite Djokovic et Nadal de sa route. Si ce tournoi n’en était qu’un parmi d’autres il est presque certain que tout le monde aurait très vite oublié la façon qu’a eue le Suisse d’évoluer en dents de scie et cette finale au cours de laquelle son adversaire n’a pas existé. Mais là c’était Roland Garros, le seul tournoi majeur qui manquait à notre icône nationale, et qui plus est le 14e… Les larmes du héros à l’heure de l’hymne national (véritable coup de grâce émotionnel) resteront donc dans toutes les mémoires.
Certains peuvent s’enorgueillir d’avoir connu les duels Borg-McEnroe ou Sampras-Agassi. Les Français sont intarissables sur la victoire de Yannick Noah à Roland Garros en 1983 (plus par le désert qui a suivi que pour la portée de l’exploit d’ailleurs). Aujourd’hui nous sommes incroyablement chanceux d’avoir le privilège de voir évoluer ce champion suisse dont la nationalité n’a d’ailleurs que peu d’importance (même si on aime aussi se gargariser, faut pas croire !) par rapport à son immense talent qui fait de lui le plus grand tennisman de tous les temps.
Et en plus il est sympa ! Et d’une sensibilité incroyable. On aurait presque cru que c’était son premier grand titre quand il a soulevé la Coupe des Mousquetaires. Même au sortir de sa demi-finale contre l’Argentin Del Potro on voyait presque la larme perler quand il parlait de la tristesse de son adversaire du jour. Cette facette de sa personnalité contribue à en faire un champion d’exception apprécié de tous.
BRAVO ROGER !
Soderling, ce héros
Robin Soderling (SUE/23) bat Rafael Nadal (ESP/1) 6-2 6-7 6-4 7-6
Eh ben voilà ! Comment faire foirer complètement tous mes pronostics prononcés dans un article précédent ? Bravo Monsieur Soderling ! Non, sans rire, je ne suis pas le seul à avoir vu mes pronostics tomber par terre et je suis bien content de m’être trompé sur toute la ligne (de fond de court) ! Quel match ! Que d’émotions ! En même temps, je l’avais dit sur tous les tons, Rafa ne pouvait pas se permettre de gagner Roland Garros avec cet horrible polo rose !

Bref, un mythe s’est effondré cet après-midi sur le court Philippe Chatrier sous nos yeux ébahis. Le maître absolu des lieux, l’Espagnol Rafael Nadal, quadruple tenant du titre, à la poursuite du record de Björn Borg de 41 sets gagnés consécutivement à Paris a été battu par un autre Suédois, bien moins célèbre celui-là, j’ai nommé Robin Soderling (qui s’attend au moins à un SMS de son illustre compatriote selon ses dires sur le plateau de “Game, set and Mats”). Et de quelle manière ! Celui dont on savait qu’il possédait un très gros potentiel (même si on pensait plutôt le voir s’exprimer sur surface rapide), mais qu’on pensait beaucoup trop fragile mentalement pour accomplir ce genre d’exploit (pour preuve un cinquième set balancé face à Wawrinka à l’US Open ou encore ce match dont il avait le contrôle total l’année dernière au 3e tour de ce même tournoi face au modeste Julien Benneteau avant d’en perdre le fil et de l’offrir sur un plateau d’argent à son adversaire) a bel et bien terrassé “la bête” et gagné le droit d’entrer dans la légende en tant que premier joueur à battre Nadal dans son jardin de Roland Garros (il est même le premier à lui prendre ne serait-ce que deux sets !).
Et c’est avec ses armes qu’il a gagné ce match. Il n’a pas essayé d’entrer dans la filière de Nadal, il s’est servi de ses points forts (service de mammouth et coup droit fantastique) comme il l’aurait fait contre n’importe quel joueur. Sauf que cette fois il a en plus sorti le match de sa vie. A méditer pour des joueurs comme Roger Federer qui n’a jamais réussi à appliquer cette tactique Porte d’Auteuil.

Tiens, Roger Federer justement. N’est-il pas tout à coup bien seul dans le tableau après les défaites prématurées de Nadal et Djokovic ? Que nenni ! Même si le Suisse est tout à coup propulsé dans le rôle de favori (il faut bien le dire), la concurrence reste très féroce avec Andy Murray, Jo-Wilfried Tsonga, Nikolay Davydenko, Gaël Monfils et Fernando Gonzalez, pour ne citer que ceux-là. Excusez du peu ! Mais on ne peut s’empêcher de penser que c’est maintenant ou jamais pour le numéro 2 mondial. Ce n’est pas tous les ans que ses deux principaux rivaux (en tout cas sur le papier) disparaîtront en première semaine ! En tout cas ce tournoi nous promet une deuxième semaine pour le moins explosive. Bonne chance à ceux qui essayent, comme moi, de réviser leurs examens…
Pour terminer (et enfoncer le clou), soulignons que le taureau de Manacor doit être particulièrement guilleret d’avoir été vaincu par ce joueur qu’il adule entre tous. On se souvient tous de leur affrontement de 5 jours à Wimbledon en 2007 pendant lequel Soderling avait imité la façon très élégante que Nadal a de remettre la partie postérieure de son short en place, provocant l’ire de son adversaire…

Lleyton Hewitt ran over by the Spanish train

Rafael Nadal (ESP/1) defeated Lleyton Hewitt (AUS) 6-1 6-3 6-1
When you try to cross a railway you’re very likely to be ran over by a train. That’s what happened to Lleyton Hewitt this afternoon against Rafael Nadal. There’s not too much to tell about this match but I really wanted to put a picture of Rafa’s pink shirt on my blog, actually. Flashy, isn’t it ?
So what ? Nadal came, he saw and he won. Veni, vidi, vici. Some might say as usual… At first the Spaniard was all alone on the court. His Australian opponant just didn’t know what to do and when he did, he missed what he intended to do. 6-1 in 23 minutes. Oh crap, I’ll have to get back to my linguistics articles way too soon, man, hang in there a little, please… Hewitt did hang in there in the second and third sets but, anyway, what on earth (or on clay) are you supposed to do against Nadal in Paris ? Still, the former number 1 (yeah, I said “former number 1″ even though the current number 1 beat the hell out of him) did his best to manage to win a few points and even to break Nadal’s serve once. And he deserves credit for refusing to give up an inch to the Spanish bull on this clay he never liked with so few matches under his belt this year.
“6-1 6-3 6-1″ said the scoreboard at the end. Well, I must tell you Roger Federer’s fans, Rafael Nadal is still as strong, fast and powerful as last year and the years before. Good for him but I’m not sure whether this is as good for tennis in general… As far as Lleyton Hewitt is concerned, he could at least evaluate Nadal’s level three out of five times on the road to Roland Garros title (assuming he’ll win this year as well) since he played against him Porte d’Auteuil in 2006, 2007 and today. And did you know that in 2006 he could even take a set from him ? And that he won four times against him overall ? Good times…
The old warrior is back

Lleyton Hewitt (AUS) defeated Ivo Karlovic (CRO/26) 6-7 6-7 7-6 6-4 6-3
It’s done ! After a nearly four-hour battle (3h56), Lleyton Hewitt leaves the court. He has just beaten Ivo Karlovic from Croatia 6-7 6-7 7-6 6-4 6-3, thus winning his 28th match in 5 sets (for 13 defeats) and coming back from 2 sets down for the fifth time in his career. And this time wasn’t the easiest ! Ivo Karlovic has a tolerable forehand, a mediocre backhand, absolutely no footwork but, damn it, he’s got some serve ! The Croatian giant (2,08 m.) fired 55 aces to beat his own previous world record (51) During the first two sets his average was of more than 2 aces per game and he finished the match with 1,96 ace per game. This is just plain amazing ! How are you supposed to break his serve even once ? Ask Lleyton Hewitt, he did it four times.
Speaking about Lleyton Hewitt, being able to win a match (and even more this kind of match) in Grand Slam after his hip injury (a very serious injury as far as tennis is concerned, Gustavo “Guga” Kuerten and Magnus Norman never got their best tennis back after going through hip surgery) followed by surgery in 2008 is a really good achievement. He could grab his racket again in competition in Sydney on January 12, 2009 five months after hitting his last balls at the Olympics in Beijing in August 2008. Then, he clinched his 27th title in Houston on April 12, the first since March 2007 in Las Vegas (Vegas, baby !). The Australian champion and former number 1 is on a good path to play his way back to the top (I mean at least top 20 but I’m not even thinking about the first rank and Lleyton isn’t either). And he’s still in the draw in Paris looking at a potential third round against Rafael Nadal, the lord of clay. And the last player he played against before his forced five-month pause. A nice reward for a great player.
Mais qui peut battre Rafa à Roland Garros ?




Le n°1 mondial et maître absolu de la terre battue n’a jamais été battu Porte d’Auteuil où il est quadruple tenant du titre. Alors, un cinquième titre d’affilée sans coup férir (comme d’habitude, serait-on tenté de dire) ? Ses rivaux vont tout faire pour que ce ne soit pas le cas. Tour d’horizon des principaux papables et de quelques outsiders pour la succession du roi.
Pourquoi ils vont battre Rafael Nadal:
Andy Murray (ATP 4) -> Parce que malgré sa place de n°4 mondial, il mériterait plutôt d’être n°2 au vu de ses résultats sur les derniers mois. Il est donc celui qui est le plus proche de Nadal. Parce qu’il n’a pas les problèmes qu’a Federer face au Majorquin: il est à l’aise sur terre battue (d’accord, Federer l’est aussi, même si c’est sa moins bonne surface), il n’a aucun problème psychologique au moment d’aborder le cas Nadal (il est mené 6-2 dans les confrontations directes, mais il a remporté deux des quatre derniers face-à-face) et son revers est probablement son meilleur coup. Par conséquent l’Ecossais n’a pas d’ennui dans la diagonale coup droit-revers, contrairement à Federer. En parlant de coups, Murray est probablement le joueur le plus complet actuellement. Il frappe fort des deux côtés, se déplace très bien, varie extrêmement bien ses coups, peut attaquer et défendre avec le même bonheur. Voilà pourquoi Andy Murray sera l’adversaire numéro un du gaucher de Manacor à Paris.
Fernando Verdasco (ATP 7) -> Parce que même s’il n’a jamais battu Nadal, il sait qu’il peut le battre depuis leur affrontement de légende en demi-finale à Melbourne. Verdasco est un tout autre joueur que celui qui avait pris une fessée en 1/8 de Roland Garros en 2008. Depuis il est devenu un héros en Espagne en offrant à son pays le dernier point de la victoire en Coupe Davis, s’est entraîné avec Gil Reyes, ancien préparateur physique d’Andre Agassi, pendant la pause hivernale, a flambé en Australie et a même pu bénéficier des conseils avisés de Darren Cahill à Indian Wells. De plus, le Madrilène n’a pas grand chose à envier à Nadal sur le plan du jeu. Il est gaucher lui aussi, son coup droit est terrible, il est extrêmement puissant et endurant. Un seul petit point noir, son revers, qui manque un peu de profondeur par moments. Mais un duel face à son compatriote sur la brique pilée ne lui fait pas peur pour autant.
Novak Djokovic (ATP 3) -> Parce qu’il en a tellement envie. Cela fait déjà plusieurs années qu’il le claironne sur tous les toits: Roger Federer et Rafael Nadal ne lui font pas peur. Parce qu’il a les moyens tennistiques de ses ambitions aussi, malgré un changement de marque de raquette un peu problématique en ce début d’année. Parce qu’il frappe fort des deux côtés et son revers est très solide. Le Serbe a battu l’Espagnol quatre fois en quinze confrontations, toutes sur le ciment nord-américain. Certes, ce n’est pas énorme, mais on peut compter sur “Nole” pour ne pas se laisser impressionner. Contrairement à notre Roger national, il n’a pas l’habitude de cultiver des complexes d’infériorité. Et il n’a pas été loin de battre Nadal sur terre à plusieurs reprises, dont lors de la récente finale du Masters 1000 de Monte Carlo. Un gros point d’interrogation toutefois: son physique. Face au rouleau compresseur Nadal qui peut aligner neuf heures de jeu en deux jours sans problèmes, celui qui a dû abandonner sous la canicule australienne pour hypertermie fait figure de poids plume sur la longueur des cinq sets.
Roger Federer (ATP 2) -> Parce que l’Histoire voudrait qu’il gagne Roland Garros. Parce que c’est le plus grand joueur de tous les temps et qu’il n’a pas fini de nous étonner. Avec lui tout est possible, il peut sortir à tout moment un coup de génie de sa raquette. C’est vrai qu’il faut en sortir pas mal pour battre Nadal, mais pourquoi pas ? Mais il y a une condition: se remettre en question pour sortir de cette mauvaise passe actuelle. Alors, pourquoi pas un coach ? Quelqu’un qui puisse l’aider à adopter la bonne tactique face à son meilleur ennemi, quelqu’un qui puisse l’aider à oublier son énorme complexe d’infériorité.
Stanislas Wawrinka (ATP 12) -> Parce que les Suisses ont besoin de garder l’espoir en ces temps de disette pour Roger Federer. Et surtout parce que s’il y a une surface sur laquelle “Stan” peut battre le taureau des Baléares c’est bien la terre ocre. Il a montré par ses récents résultats qu’il faisait partie des meilleurs spécialistes de cette surface (finale à Rome en 2008, demi-finale à Monte Carlo en 2009). Mais il a deux gros problèmes à surmonter pour prendre encore un peu plus de bouteille: premièrement, il faut qu’il arrive à épingler un peu plus souvent des membres du top 10 (voire du top 5), comme Djokovic qu’il n’a pas été loin de battre à plusieurs reprises dernièrement (oui, parce qu’en ce qui concerne Federer, désolé Roger, ce n’était pas le n°2 mondial qui était sur le court ce jour-là). Deuxièmement, il y a toujours ce cap des huitièmes de finale à dépasser en Grand Chelem.
David Nalbandian (ATP 15) -> Parce que, sur un match, il peut battre absolument n’importe qui. J’en veux pour preuve les Masters Series de Madrid et Paris 2007 où l’Argentin avait épinglé Roger Federer et atomisé Rafael Nadal deux fois de suite pour s’adjuger les deux titres. Mais bon, on ne sait jamais avec lui, il peut tout aussi bien perdre au premier tour contre le 500e mondial…
Nikolay Davydenko (ATP 8 ) -> Parce qu’il est moche et sans charisme et que tout le monde le déteste… Ah non, rien à voir ! Parce que c’est un spécialiste de terre battue et qu’il peut faire déjouer n’importe qui si son jeu de métronome se met bien en place. Parce qu’il a battu Nadal deux fois en cinq confrontations et qu’il l’a poussé dans ses derniers retranchements sur terre battue.
Igor Andreev (ATP 26) -> Non, ne riez pas ! Il fait partie des “happy few” à avoir battu Nadal sur terre battue. C’était en 2005 à Valence. Avec son coup droit ultralifté de mammouth, c’est une sorte de Nadal droitier (en beaucoup moins fort, d’accord).
Cela dit, je pense que personne ne battra Nadal à Roland Garros. Et même mieux: je pense que personne ne le battra sur terre battue. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Caramba…


Rafael Nadal bat Roger Federer 6-1 6-3 6-0
Il s’appelle Rafael. Il n’a que 22 ans, mais il fait figure de vieux briscard. Il fête son quatrième titre à Roland Garros en autant de participations. Il vient de découper le n°1 mondial Roger Federer 6-1 6-3 6-0, un score à faire pâlir Björn Borg, qui lui non plus ne faisait pas le détail sur les courts de la Porte d’Auteuil. Cette finale est la dernière touche apportée à une oeuvre exceptionnelle façonnée tout au long de la quinzaine. Voyez plutôt: 25 jeux perdus, soit une moyenne de 5 jeux par match, jusqu’en demi-finale, où il se fait “accrocher” par Novak Djokovic (6-4 6-2 7-6). On retiendra aussi les calavaires vécus par Fernando Verdasco (6-1 6-0 6-2) en 1/8 et Nicolas Almagro (6-1 6-1 6-1) en 1/4, victimes de l’entreprise de démolition espagnole. Il n’y a rien a ajouter sur la performance incroyable de Rafael Nadal, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sauf peut-être que ses adversaires, Roger Federer le premier, ont du souci à se faire étant donné que le champion des Baléares joue de mieux en mieux chaque année. Même s’il est difficile d’imaginer qu’on puisse mieux jouer que cela…
Roger Federer justement, parlons-en. On parlait de complexe Nadal, quel terme va-t-on bien pouvoir utiliser après cette déculottée monumentale ? Car il y a bien un blocage psychologique, c’est certain. Et le plus terrible est que la perspective d’une hypothétique victoire contre l’ogre espagnol à Roland Garros semble s’éloigner de plus en plus. Pour rappel, le décompte des affrontements sur terre battue entre les deux hommes en est à 9 victoires à une en faveur de Nadal, la seule victoire suisse ayant eu lieu en 2007 à Hambourg sur une terre battue beaucoup plus lente et donc beaucoup moins sensible au lift bondissant du natif de Manacor que celle de Paris. Mais plus que tout cela, la défaite d’aujourd’hui a dû donner un coup terrible au moral du Bâlois.
La saison sur gazon qui arrive sera importantissime dans l’optique de ce duel au sommet pour Federer, quintuple tenant du titre à Wimbledon, jouera très gros sur les courts londoniens. En effet, au risque de “state the obvious”, comme diraient les habitants du lieu, précisons que le jeu de Nadal s’adapte de mieux en mieux au gazon, au point de pousser le maître des lieux aux 5 sets en finale l’année dernière. Il a souvent été dit que celui qui gagnerait ce duel psychologique serait celui qui réussirait à battre l’autre sur ses terres. Etant donné que Roger semble très loin de réussir cet exploit, il aura du souci à se faire au mois de juillet. A lui de prouver qu’il peut conserver les clés de son jardin devant son éternel rival. A moins que quelqu’un d’autre ne vienne brouiller les cartes. N’est-ce pas Novak ?
Un vent nouveau souffle sur le tennis féminin
Ana Ivanovic est devenue n° 1 mondiale après son succès sur sa compatriote Jelena Jankovic en demi-finale de Roland Garros. En finale, elle affrontera Dinara Safina, véritable miraculée de ce tournoi. La Russe a en effet sauvé une balle de match contre Sharapova en 1/8 de finale et une autre contre Dementieva en 1/4. Son frère doit envier sa force de caractère… Un renouveau bienvenu pour le tennis féminin après la retraite de Justine Henin, le contrôle positif de Martina Hingis et la descente aux enfers d’Amélie Mauresmo. Quant à moi, ma favorite reste Jelena…^^
OH MATE ! THIS IS AMAZING !
Quel match incroyable de Gaël Monfils qui a tout bonnement dégoûté le pur terrien David Ferrer, n° 5 mondial, pour se qualifier pour sa première demi-finale en Grand Chelem où il aura le redoutable honneur d’affronter le n° 1 mondial Roger Federer. Pour trouver pareille sensation il faut remonter au mois de janvier où un autre Français, Jo-Wilfried Tsonga avait roué Rafael Nadal de coups pour le bouter hors des demi-finales de l’Australian Open. Aujourd’hui, devant un court Philippe Chatrier ébahi, c’est dans un tout autre registre que Monfils a brillé. “Sliderman” a en effet donné une leçon de jeu de terre battue à Ferrer, visitant tous les recoins du court, ramenant des balles impossibles pour finir par achever l’Espagnol par un coup gagnant ou par provoquer la faute. Tel un torero plantant banderille après banderille, tranquillement, pour ensuite achever le taureau impuissant. Et ce n’est pas Ferrer qui dira le contraire.

La beauté d’un 5e set
Le match Hewitt-Ferrer a chauffé le court Suzanne Lenglen en ce samedi 31 mai 2008. Un 5e set de feu et un Ferrer muni d’au moins trois poumons ont eu raison de l’Australien qui semble toutefois en net regain de forme. Objectif Wimbledon et son gazon nettement plus adapté au jeu du natif d’Adélaïde.



